La Palestine, Israël et le printemps arabe
Visiblement, les temps ont changé : depuis les attaques israéliennes sur la Bande de Gaza février 2012 ; L’Egypte a réagi en faveur des palestiniens en envoyant des hauts responsables à Gaza, 7 ministres tunisiens se sont dépêchés aussi à Gaza pour marquer leur solidarité avec les palestiniens, le Yémen, la Libye et la majorité des pays arabes ont tous condamné avec fermeté les actes criminels commis par Israël.
De son coté, le secrétaire général de la Ligue des Etats Arabe a demandé la poursuite des responsables israéliens devant la Cour Pénale Internationale. Cette position est largement partagée par certaines organisations régionales, à l’instar de l’Organisation de la Conférence Islamique, l’Union du Maghreb Arabe…
Il s’agit en effet d’un renouveau caractérisant la politique arabe vis-à-vis d’une question emblématique, à savoir la Palestine. Ce renouveau est le fruit de ce qu’on appelle le printemps arabe qui a ouvert la porte à la liberté des peuples arabes, longtemps négligés et méprisés... D’ailleurs, certains gouvernements arabes bien qu’ils ne soient pas encore prés de soutenir ouvertement les palestiniens, ils étaient contraints de s’aligner sur la position de leurs peuples, ne serait-ce par pragmatisme et/ou opportunisme politique.
Les palestiniens, eux, se sentent plus que jamais réconfortés par cet élan humanitaire, (qui ne se réduit pas d’ailleurs au soutien des arabes, mais aussi aux ONG, aux démocrates et certains intellectuels occidentaux…), pour continuer à mener leur combat pour la liberté, un combat noble et juste.
En effet, les palestiniens (et les opprimés de la géopolitique moderne), ont compris que le chemin de la liberté véhiculée sous le vocable du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (charte de l’ONU), passe par la force, et non pas par le droit international. Toutefois, ces nouveaux ingrédients découlant du renouveau arabe invite, d’une manière ou d’une autre, l’ONU ainsi que certaines capitales, surtout occidentales à revisiter leurs positions dans ce conflit, inégal et injuste, qui oppose le courage palestinien aux armes israéliennes.
Maher Abdmouleh
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